Ou comment SLB et Gloubinours s'en sont pris plein les mirettes et plein les dents en à peine une heure!
Ma Môman, en bonne cultureuse qu'elle est, nous avait conseillé d'aller voir l'expo Bettina Rheins / Kader Attia au Musée d'Art Contemporain. Bon, en bon mauvais fils, j'ai attendu la veille de la fermeture de l'expo pour y aller! Mais je dois bien admettre que j'ai raison d'écouter ma Môman! Deux expo SU-PER-BES!!!!
Ou comment SLB et Gloubinours s'en sont pris plein les mirettes et plein les dents en à peine une heure!
Commençons par la bonne nouvelle, comme ej suis demandeur d'emploi puisque j'ai terminé un contrat qui reprend le 4 septembre, le musée est gratuit pour moi... Et y'a pas a dire, certaines qui se reconnaitront ont raison, "gratuit c'est le meilleur prix".
Nous allons donc visiter le premier niveau consacré aux photos de Bettina Rheins. Une retrospective complète, mettant bien en évidence son amour des femmes. On y croisera Madonna, Rose Mc Gowan, Charlotte Rampling (qui fut la première star à accepter de poser pour elle), et des inconnues magnifiées par son objectif. On ne peut s'empêcher de s'énerver un peu lorsqu'il y a une salle réservée à un public adulte car les oeuvres présentées sont "explicites". Ca me gonfle carrémment cet entre-deux. Soit on accepte que c'est de l'art et on le montre, soit ce n'est pas le cas et on ne le montre pas... En plus, franchement, il n'y avait vraimment pas de quoi fouetter un chat. Certaines photos des autres salles étaient tout aussi choquantes... Enfin... Là c'était beau, mais pas spécialment interpellant...
Nous avons donc pris l'ascenceur pour aller à l'étage consacré à Kader Attia. Et là c'est une grande grande claque dans la tronche qu'on s'est pris!
La première salle est vide et, sur l'un des murs, il y a une immense fresque représenant, en noir sur fond blanc, une cité genre HLM. Des immeubles les uns sur les autres, enchevrétrés, la peinture a coulé en bas. Déjà, l'entrée en matière est éloquente. Mais ce n'est rien par rapport à la seconde installation intitulée The Loop. Il s'agit d'une pièce à traverser. Le centre est délimité par un rideau noir installé de façon a créer un petite zone recluse et circulaire. Cette zone est occupée par un derviche tourneur en son milieu. Au sol, trois danseurs hip-hop qui tournent sur leur dos sans cesse, et en pleine lumiere un DJ, pendu à une boule à facettes pres de ses platines qui passent un loop de quelque seconde sans discontinuer... Lorsque'on sort de cette salle, on ne se sent pas frocément très bien, mais au moins ça interpelle, ça fait réfléchir et quel choc émotionel!!! C'est super puissant. La salle suivante aussi est très forte. Kader Attia a représenté sa cité de Sarcelles à l'échelle avec des frigo. On déambule au milieu de cette "maquette" tel un godzila humain... Et on ressent bien à quel point cet urbanisme est oppressant, inhumain... Lorsqu'on fini ce petit périble on passe une porte auomatique qui glace le sang. Elle s'ouvre et se ferme...Jusque là, rien d'anormal, mais lorsqu'elle se ferme on voit quelle est agrémentée de couteaux, poignards, tessons de verre... Il doit ps être très serein ce brave Kader. La dernière salle est moins puissante à mon sens. Les fenètres sont des moucharabier mais ce qui créer les entrelacs, ce sont des menottes les unes dans les autres... La critique du monde arabo-musulan est bien là. On se sent peut être protégé mais aussi prisonnier. La reste de la salle est envahi d'araignée en armature de parapluie... Là, je n'ai pas bien bien saisi... Il y avais aussi des panneau publicitaire style sucette Decaux, dont le verre etait brisé.. Là aussi... bon, pourquoi pas...
Quoi qu'il en soit cette expo était vraimment GE-NI-AL!!!! Dommage de ne pas y être allé plus tôt pour pouvoir en parler à des amis...
Là, ils l'ont ratée.