Jeudi soir, Gloubinours et moi sommes allé au ciné voir Le Diable s'habille en Prada.
Ben c'est plutôt un bon film. Et quel plaisir que de se délécter de la souffrance masochiste que s'infligent ces bataillons de pouffiasses-modasses.

L'histoire est simple: Une jeune et brillante jeune diplômée en journalisme tente sa chance. Elle arrive dépenaillée, avec son air de rien dans les locaux de Runway (Note pour les non-anglicistes : c'est ainsi qu'on appelle le podium des défilés de mode). Bien sûr, elle fait un peu tâche au milieu de ses simili-manequins, et l'assitante numéro de la rédac' chef qui commence à la dédaigner bien comme il faut.
Bon, bien évidement, Meryl Streep est, comme à son habitude, parfaite, plus méchante que nature, elle en fait des caisses sans jamais en faire trop. bref, une gorgone bien comme il faut!

Elle est vraimment grandiose en reine de Glamazones!
On ne peut, cela dit, s'empêcher de sourire lorsqu'Anne Hathaway se fait traite de "grosse". Elle est, comme la plupart des starlette d'Hollywood, aussi longiligne qu'un haricot vert.
Kate Winslet aurait été plus facilement crédible en "petit grosse sur-diplômée", mais bon, là aussi je ne suis pas objectif, j'adore Kate Winslet depuis que je l'ai vue dans Créatures Célestes...
Et même Titanic ne suffira pas à me faire dire du mal d'elle... Non, n'insistez pas, c'est peine perdue...
Enfin, passons, grâce à son intelligence, l'aide de Nige, un pas-si-gentil-que-ça-mais-gentil-quand-même pédé fashion qui la relookera (il faut dire que sur ce coup-là, il y avait du boulot!), et son manque de sens moral, elle parviendra à faire son trou...

Mais comme dans toute bonne comédies US qui se respecte, il y a une pseudo relation romatique et la morale est, au bout du compte, sauve, et Andréa finira par fuir ce monde superficiel fait de strass et de paillettes pour se plonger à corps perdu dans le vrai journalisme, celui où l'on peut / doit être moche, où le papier toilettes journal a remplacé le papier glacé des magazines de mode...
Bref, un bon petit film sans prétention, aux accents de Sex and the City...
Tiré d'un roman que je vais m'empresser de "lirécouter" en audiobook.
D'autant que ce livre est une petite vengeance mesquine de l'assistante de la rédactrice en chef de Vogue US... Il semblerait que ça soit largement autobiographique, et que le film soit éducloré... Génial, je vais pouvoir faire ma mauvaise!!! Niark niark niark!
(Edit: L'avis des copines, Matoo et Samamuse)