Le Strange Little Blog

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sam 16 aoû ' 2008

PUB, entre sexisme et colonialisme...

La meute publie ceci, je relaie...


Le Prix Nobel est-il un concours de beauté ?
sexisme et racisme à l’affiche

Une affiche des éditions 10/18 est diffusée dans des librairies françaises.
En haut, une photo en noir et blanc d’un buste de femme d’une soixantaine d’années, aux cheveux gris crépus. Elle porte un vêtement noir orné d’une broche. Elle a le regard vif, et elle sourit.
Au milieu, son nom : Toni Morrison, et un slogan (cité plus loin).
En bas, la couverture de six livres, Beloved, Le Chant de Salomon, Jazz, Paradis, Tar Baby, et Sula. Au milieu, à gauche, quatre fois plus grande que les autres couvertures, celle de Love, avec la mention « Nouveauté ».
Love étant sorti chez cet éditeur en mai 2008, il s’agit d’une affiche présentant l’ensemble des romans de Toni Morrison publiés par les éditions 10/18.

Toni Morrison, née en 1931, a reçu le prix Nobel de littérature en 1993. Elle fut la huitième femme lauréate ; c’est la seule écrivaine noire des États-Unis et la seule noire à avoir reçu ce prix. Son œuvre a pour thème principal les séquelles de l’esclavage des noirs aux États-Unis, ses horreurs, ses violences, y compris sexuelles.
On peut douter que les responsables de cette affiche aient jamais lu aucun de ses livres, puisque le slogan retenu est :

La Vénus noire
de la littérature américaine.


Certes, les couvertures les plus visibles sur l’affiche sont celles de Love et Beloved. « Amour », « Aimée » : ces mots suffisent-ils à justifier le lien avec Vénus, déesse de l’amour ? Faut-il voir une allusion à la « Vénus hottentote », exhibée en 1815 comme une bête curieuse pour ses fesses énormes ? Veut-on nous faire croire que Toni Morrison est une « bête de sexe », dont la gaudriole est le fonds de commerce ?

« La Vénus noire » : la presse française des années vingt et trente abusait de ce sobriquet à propos de la danseuse Josephine Baker ; des journalistes l’ont aussi employé pour la cantatrice Grace Bumbry.
Imaginez-vous une affiche vantant l’œuvre du Nigérian Wole Soyinka, seul noir africain lauréat du prix Nobel, avec ce slogan « L’Apollon noir de la littérature africaine » ?

Associer les mots « Vénus » et « noire », c’est renvoyer à des désirs et des fantasmes d’homme blanc. Les accoler à une femme réelle, Toni Morrison, c’est faire de cette écrivaine lÕincarnation de la femme exotique et sensuelle, en un cliché répandu au temps des colonies, mais dont le contenu raciste et sexiste est inadmissible.


La Meute contre la publicité sexiste demande aux éditions 10/18 de cesser d’utiliser ce slogan sexiste et raciste.



Je vous invite à vous inspirer de ce texte (ou à en reprendre des passages), et à écrire, vous aussi, une lettre, moyen plus efficace que le courriel, à Jean-Claude Dubost, président-directeur général de UGE (12 avenue d’Italie, 75013 Paris France)

Sachez que les réactions négatives d’acheteurs potentiels sont toujours prises au sérieux par les responsables d’une entreprise ! Peu de gens, même indignés sur le moment, sont assez motivés pour aller jusqu’à écrire : les spécialistes de communication considèrent donc qu'un seul message de consommateur/trice en colère correspond à mille personnes furieuses mais n'ayant pas écrit.

C’est dire quel poids aura votre lettre !

ven 15 aoû ' 2008

UEEH 2008... un autre point de vue!

Voici un texte écrit par unE copinE UEEHiene...

Son point de vue (qui n'est donc pas le mien...) est ici bien expliqué et si on n'est pas d'accord, on a au moins de ma matière pour réfléchir...

Mon très cher Bart, je t'embrasse!



Les universités d’été euroméditerranéennes des homosexualités (UEEH) : du rêve merveilleux au réveil brutal…

Voici un témoignage, donc une interprétation de la réalité en fonction de ma sensibilité propre et de ma capacité à mémoriser : ce récit ne prétend donc pas être la vérité absolue. Merci à zelink pour cet espace discussion !
Si je devais résumer les UEEH, voci ce que je dirais.

Commençons par le plus important, le meilleur, les calins…

UEEH câlines
Aux UEEH, le « calinodrome » peut aider à faire des câlins. Là, les participant-e-s peuvent donner ou recevoir un massage ou tout autre câlin non sexuel (chacun-e pouvant faire du sexe dans d’autres contextes, notamment son espace privé (chambre), s’il ou elle le souhaite).
C’est donc un lieu agréablement alternatif à certains lieux de rencontre gay notamment (où l’acte sexuel prime) ainsi qu’à un quotidien où il peut être difficile de toucher nos corps les un-e-s les autres, en dehors d’une relation conjugale ou thérapeutique.

UEEH magnifiques
Les UEEH se déroulent dans un site arboré, principalement piétonnier, près d’une superbe calanque.

UEEH santé
Des ateliers d’activités physiques ou sportives sont proposés.
La fourniture de préservatifs, gel, et autres dispositifs de prévention, est largement assurée.
La multitude d’expériences à vivre fait oublier l’ordinateur, la TV et tous ces appareils chronophages et qui usent les yeux. En revanche les soirées ne sont pas complètement alternatives relativement à l’alcool : l’alcool autorisé par la licence 2 (donc pas d’alcools purs) est présent, en moyenne, bien autant que dans n’importe quel bar.
Les boissons sans alcool étaient bio et deux à trois fois moins chères que le vin ou la bière, un vrai délice, une heureuse initiative à mon goût !

UEEH transformistes
Que vous veniez avec vos vêtements, ou que vous les empruntiez à la « fringotèque », vous pourrez changer d’apparence au cours d’une soirée si vous le souhaitez. Trans, hommes poilus à robe, femmes changées en homme, que ce soit par fantaisie, revendication politique sur le genre, ou tout simplement pour changer, c’est possible, et dans toutes les nuances du masculin et du féminin (vous pouvez aussi être un homme habillé virilement ou une femme fémininement) : personne n’est là pour juger personne, c’est appréciable et contribue à une bonne ambiance lors des soirées festives.

UEEH entre information et bourrage de crâne
Je n’ai assisté qu’à un seul atelier… il est représentatif d’une partie de la mentalité dominante en place. Il s’intitulait « société pro-viol, notion de consentement ».
J’aurais pu apprécier une confrontation d’idées, s’il y avait réellement une écoute, un dialogue possible, mais nous étions un peu moins de personnes modérées à nous exprimer que de personnes radicales et il semblait sans effet de rappeler quelques notions de bon sens…
J’ai appris des choses (par exemple qu’une des chansons les plus dédicacées sur une radio grand public est une incitation implicite au viol, puisqu’elle narre l’amour fou (voire physique) d’un homme pour une femme, qu’elle le veuille ou non…). J’ai remarqué certaines idées plus paradoxales : « si une victime se sent violée, il ne faut pas écouter celui qu’elle désigne agresseur, il faut le condamner immédiatement. (…) Le viol ne se réduit pas à une pénétration, même toucher les cheveux peut être un viol si ce n’est pas consenti… ». Ces idées auraient pu être d’intéressants supports de débats, mais le ton était à l’affirmation, à imposer des concepts, à ne surtout rien remettre en question.
(Est-ce que je risque la peine de mort si je frole par mégarde les cheveux d’une fille radicale aux UEEH ?) L’idée dominante de l’atelier semblait revancharde : comme si embrocher le premier homme qu’une femme désignerait comme violeur serait nécessairement justice, comme si ça allait venger toutes les femmes victimes n’ayant pas eu gain de cause jusqu’à ce jour.
Des participant-e-s étaient à la fois contre la société et sa soi-disant justice, et à la fois pour une très forte répression (du moment qu’il cessait de protéger les hommes violeurs). Je comprend que l’on veuille changer notre société, mais cela ne devrait pas empêcher de se remettre en question soi-même (à bon entendeur…)
A côté de cela, il y a des ateliers informant de la situation des personnes LGBT dans différents pays du monde, des documentaires historiques projetés, et une foule d’informations proposées. Même si j’estime que la qualité de contenu des ateliers est en déclin par rapport à il y a 6, 7 et 8 ans auparavant, il demeure des ateliers passionnants, source de réflexion et/ou de savoirs.

UEEH sexistes
Il n’est pas de bon ton d’être anti sexiste (c'est-à-dire de refuser le sexisme, dans un sens ou dans l’autre). Les filles, qui soutiennent les garçons qui ont été agressés par des femmes, sont parfois nommées traitresses ; les hommes qui ne s’affichant pas féministes radicaux sont facilement considérés comme des agresseurs potentiels.
Il est de bon ton d’être féministe radical. En quoi cela consiste-t-il ?
Plutôt qu’un discours, quelques anecdotes : si des femmes bousculent des gens, sont provocatrices ou irrespectueuses, (ce qui s’est déjà produit, notamment déjà bien avant 2008, et le plus souvent à des heures où l’alcool a déjà commencé à couler) c’est considéré comme totalement acceptable par les féministes sous prétexte qu’au quotidien, dans la société civile, les femmes sont opprimées (considération sociologique sur laquelle tout le monde est d’accord). Donc aux UEEH les femmes auraient le droit de tout bousculer et les garçons auraient le devoir de ne pas s’en plaindre. Charmant…
C’est d’autant plus stupide que la majorité des garçons venant aux UEEH sont sensibilisés au problème du sexisme et ouvert d’esprit pour accepter de réfléchir plus loin encore. C’est mon cas. En revanche, se sentir agressé n’aide en rien. Ça renforce des positionnements de repli. Les UEEH ne m’ont pas rendu sexiste, car aussi bien aux UEEH que de retour parmi mes ami-e-s, j’ai pu vérifier qu’il existe bien des filles et garçons qui ne passent pas leur temps à méditer comment attaquer « l’autre camp ». Merci les antisexistes !

UEEH davantage violentes moralement que physiquement
« L’événement » 2008 (2 jours avant la fin, dans la nuit, l’alcool n’ayant rien arrangé) : des filles et des garçons se bousculent (dont : tentative d’immobilisation d’une fille par un garçon par le bras, perçu comme une tentative d’étranglement par la fille qui mord pour se dégager. Insultes dans les deux sens. Dispute autour de la sonorisation, par désaccord sur l’ordre de passage des « dj ». Impossible de savoir la vérité : les récits des deux parties sont contradictoires et ne permettent pas de savoir qui a été physiquement violent en premier. Les deux parties se sont senties agressées.
Au matin, les filles demandent l’exclusion des garçons, refusent toute médiation, et déclarent qu’elles partiront si les garçons impliqués ne sont pas exclus immédiatement. (NDLR. Refuser toute médiation, c’est présiément refuser un outil de règlement pacifique d’un conflit).
Après une longue réunion le lendemain après-midi (au réveil, donc), le CA (légalement autorisé à statuer) soumet à l’AG quotidienne de 17h la problématique. Pendant deux heures c’est donc une distribution de la parole à tou-te-s (tour de parole très rigoureusement organisé et minuté). Des participant-e-s, vont défiler pour dire, en substance : ( résumé des 2 principales positions et d’une troisième minoritaire)
1. qu’il faudrait que les garçons comprennent ce que leur acte a d’insupportable et décident eux-mêmes de s’en aller, parce que sinon ce sont les filles qui vont partir d’elles-mêmes, et politiquement, les UEEH doivent rester féministes et ne peuvent tolérer le départ des filles agressées.
2. Que l’exclusion est le dernier recours à envisager, qu’elle est impossible ici en l’absence d’un récit chronologique qui ferait consensus, qu’il faut instaurer un dialogue non violent (voire éducatif), et résoudre plus généralement le problème des violences aux UEEH et celui du sexisme.
3. Si quelqu’un doit être exclu, que ce soient les deux garçons ET les deux filles concerné-e-s par les actes physiquement violents.
A la fin, les organisateur-trice-s ont conclu qu’il n’y avait pas de consensus, donc pas de décision prise en AG. Ceci étant dit, la pression et les accusations proférées contre les garçons a été telle, durant deux heures, que ces derniers ont quitté l’AG, écœurés (puis on a quitté les UEEH le lendemain). (Quand aux deux filles, elles n’étaient pas venues, elles avaient confié leur témoignage par écrit à des copines. (Témoignage comportant au moins une forte imprécision avérée : il rapportait un fait datant de 2 jours auparavant comme s’il s’était produit ce soir là)).

(Pour anecdote, mon intervention, autant que je m’en souvienne, compte tenu de la charge émotionnelle d’intervenir au micro dans un tel contexte, a consisté en :
_signifier le côté humainement irrespectueux de l’instrumentalisation de ces deux garçons pour une cause politique,
_ que certain-e-s membres du conseil d’administration semblent détester le mot capitalisation, au point de ne rien faire pour « capitaliser » les astuces issues des années précédentes. Donc, sous prétexte d’auto-gestion, beaucoup de temps est gaspillé au redémarrage ; ainsi que la fausse soi-disant démocratie autogestionnaire proposée par le CA : par conséquent ma mise en grève de toutes les tâches restant à faire. (Constat que l’AG n’a pas vraiment le pouvoir, juste une illusion d’autogestion lorsqu’elle abonde dans le sens que prévoyaient les « grandes gueules »).
_mon refus que quiquonque soit exclu (ce qui serait un échec collectif),
_la possibilité d’inventer d’autres solutions que de soit exclure les garçons soit considérer qu’on exclut les filles de fait (ne pas céder au chantage).
Bien qu’absent au moment des faits, bien que n’approuvant pas les violences commises par les un-e-s et les autres, bien que neutre vis-à-vis des garçons impliqués (on s’était juste croisés dans les couloirs), je suis parti aussi pour marquer mon désaccord. Je suis parti peiné et dégouté de la manière avec laquelle l’AG a réussi à obtenir une exclusion de fait, par harcèlement verbal, sans même procéder à un vote (lequel aurait au moins eu le mérite d’obliger chacun-e à assumer une position et de cesser l’hypocrisie de « je ne vous exclue pas, je souhaite que vous partiez de vous-même »). Je suis également parti de devant le constat de notre impuissance, nous qui avons fait ce que nous avons pu pour intercéder en faveur de ne pas procéder à des exclusions. (Je ne peux donc pas relater les deux derniers jours de l’édition 2008 des UEEH auxquels je n’ai pas assisté, mais il m’a été rapporté que celles que je surnomme « les intégristes » se sont publiquement félicitées de cette victoire politique mais que en revanche, d’autres filles se sont exprimées pour dire qu’elles n’avaient pas pu s’exprimer la veille (notamment pour dire que l’exclusion n’était pas nécessairement leur désir), parce que les féministes radicaux-radicales leur mettaient une telle pression qu’il leur était difficile d’émettre une opinion contradictoire).
Je n’ai pas assisté à la lecture de la lettre qui a valu que le CA se prononce non seulement en faveur de l’exclusion des présumés agresseurs mais aussi des personnes en accord avec l’intervention, donc je ne me prononcerai pas sur le fond. En revanche, si le CA excluait toutes les personnes ayant des propos sexistes, il devrait commencer par exclure une bonne partie de lui-même.
Pour répondre partiellement à une question précedemment posée : je fais partie d’une quinzaine de personnes que je connais qui sommes partis avant la date prévue, écoeuré-e-s par l’attitude de l’AG et du CA.

UEEH bénévoles
Pour que les UEEH ne soient pas un centre hôtelier consumériste pour les un-e-s et une corvée pour les autres, chaque participant-e est invité-e à s’inscrire aux tâches collectives ; je considère que ce principe est excellent. Cela a plutôt bien fonctionné, il reste quelques améliorations pratiques à apporter. En revanche il faut être patient, car tout semble à réinventer chaque année.
A chaque étage de la résidence universitaire: une cuisine. Celle-ci permet soit de manger dans son coin, soit de collectiviser : partage des tâches entre courses, préparation nettoyage… une magnifique expérience de partage, d’apprentissage à s’adapter aux modes de vie des autres, une convivialité fantastique, un mode idéal pour rencontrer des personnes sympathiques et différentes les unes des autres… Cerise sur le gâteau : Facilité d’accès à l’achat groupé de produits bio. Ainsi qu’un bar qui a proposé des jus de fruits bio délicieux à chaque soirée.
Toutefois les organisations étaient très différentes d’un étage à l’autre, et après avoir « crevé de faim » dans une cuisine ou on cuisinait pour le nombre d’inscrit, mais le double s’en rajoutait au dernier moment, j’en ai trouvé une davantage rationnelle à mon goût. Conclusion : il y a moyen de trouver son bonheur alimentaire aux UEEH !

UEEH mi fermées, mi ouvertes
Ouvert : toute personne se déclarant désargentée a pu bénéficier d’un tarif sympathique (plancher : 20 € les 12 jours, logé (et nourri à peu de frais à condition de trouver une équipe de cuisine solidaire qui demande une participation libre aux frais de courses)). (Pour comparaison : un peu moins de 200 € le logement et l’inscription, en tarif standard, hors nourriture (6 € par jour en moyenne en cuisine solidaire), davantage de 200 € encore si la personne désire faire un don pour équilibrer le budget global).
Chaque année un colloque, entrée libre (donc ouvert sur la ville de Marseille), a lieu. (Je ne puis le raconter faute d’y avoir assisté). Ensuite a eu lieu une manifestation revendicative, en ville.
Mais l’Inscription étant annuelle : pas de formule à la journée, cela a freiné certaines personnes (des habitant-e-s de Marseille, par exemple, qui devaient payer 40€, en tarif normal, pour assister à un seul atelier). Cela obéit à une logique qui se justifie : les UEEH sont sur une semaine, il n’y a pas d’intérêt à laisser venir quelqu’un-e juste deux heures : ça ne lui permet pas de s’immerger, de participer pleinement, ça n’a pas trop de sens (et ça a même l’avantage d’éviter que certain-e-s s’inscrivent juste pour participer aux soirées musicales (une discothèque où le bar serait bon marché) sans s’inscrire dans le projet global. Pas de panneau d’accueil pendant plusieurs jours : qui arrivait là par oui dire ou par hasard, repartait bredouille s’il ou elle n’avait pas la chance d’arriver au moment ou qulequ’un-e qui passait par là pour le ou la renseigner.

Comment en est-on arrivé là?
En 2002/2003 (j’ai un doute sur l’année), les précédents organisateurs des UEEH se sont retirés au profit d’une organisation davantage collective. La culture politique requise pour participer activement aux UEEH est devenue de plus en plus exigeante. Les effectifs ont fondu pour passer de 600 participant-e-s à 300 en 2008. Une hypothèse est que les participant-e-s ayant un positionnement politique radical résistent peut-être mieux à cette nouvelle donne : d’où une réduction d’effectif a été conjointe à une concentration de personnes positionnées radicalement en politique.

Conclusion : quel avenir pour les UEEH ?
- des UEEH avec toujours davantage de personnes politiquement extrêmes au mètre carré.
- Que quelques personnes parmi les radicales, donc parmi celles ayant une aura sur les autres, se rendent compte que leur repli communautaire ne leur apporte pas la diversité souhaitée, ou songent à être moins agressif-ve-s, et finissent par faire évoluer la mentalité des autres, de sorte que sans renverser quiconque, sans violence, la diversité revienne peu à peu, que l’on retrouve une ambiance davantage sereine.
- d’autres hypothèses, probablement encore…

J'ai mélangé récit et opinion, car c'est humain : on réagit à ce que l'on ressent.
Je n'espère ni louanges ni blâme, et reste ouvert à l'idée que certain-e-s auront vécu les événements de façon similaire et d'autres ne se retrouveront pas du tout dans mon récit...
Que vous soyez en accord ou en réaction, je vous souhaite à tou-te-s une excellente fin d'été, et une année épanouie, en attendant de nous retrouver pour construire ensemble des UEEH où il fasse bon vivre sans léser quiconque.

jeu 03 juil ' 2008

ENFIN LIBRE!!!!

De chaleureux encouragements à Ingrid Bétancourt qui retrouve enfin sa liberté!


Après l'euphorie, viendra la fatigue extrême et ensuite, je l'espère, la force de faire évoluer son pays et l'Amérique Latine!

En tous cas, me voila soulagé!


mar 30 oct ' 2007

Bienvenue Diane!

Happy Birthday to you!!!


Et plein d'amûûûûûûûûûûûûr aux jeunes parents!

mer 24 oct ' 2007

Dubai, ou le paradoxe judiciaire

Libé et Têtu en parlent alors je fais court...

Un jeune expat' de 15 aurait été victime d'enlèvement et de viol à Dubaï et on refuse presque de l'entendre, le médecin kégiste rejettant la faute sur le jeune "l'accusant" d'être homosexuel, au risque de créer un incident diplomatique entre la France et l'Emirat. D'autant que le viol "n'existe pas" à Dubaï. Encore une joyeuseté religio-sociale!!!

Le site créer par sa mère: BoycottDubai

ven 05 oct ' 2007

Juste parce que ça les énerve!!!

Les fondamentalistes chrétiens en avalent leurs osties de travers!

Admirez donc l'affiche de la Folsom Street Fair (qui est déjà passée, je ne fais pas de pub pour le S&M, quoi que... :ange: )


 affiche de la Folom Street Fair 2007

Finalement la cène reprise par Marithé et François Girbaud, c'était pas si mal!

l'affiche de marithé et françois girbaud interdite
Après demain, pour le jour du "seigneur", un autre blasphème?

jeu 30 aoû ' 2007

L'arroseur arrosé???

Bon, je ne vous apprends rien en vous racontant l'histoire de Larry Craig, un sénateur républicain de l'Idaho, qui a été pris en flagrant délit de sollicitation sexuelle auprès d'un officier de police le 11 juin dernier dans les toilettes publiques de l'aéroport de Minneapolis (Minnesota).

mecs qui baisent dans les chiottes
Bon, hélas, ils est loin d'être aussi glamour et sexy que ces deux mecs là...
Je vous épargne sa sale tête, hein, ça vaut mieux...

Mais bon,

Comme chez nous, les chiottes publiques servent souvent de lieux de drague pour les pédés.
Comme chez nous, les hommes qui fréquentent ces lieux où le sexe entre hommes est anonyme sont souvent "dans le placard".
Comme chez nous, les autorités locales voient cela d'un mauvais oeil
Comme chez nous, ces hommes font parfois preuve d'une homophobie intériorisé assez impressionnante.


Et comme chez nous, des fois, ils se font coincés et se retrouve dans la panade...


Et même si je tente de compatir, je ne peux m'empêcher de me dire...


Bien fait pour ta gueule!!!


Queer Eye for the Grand Old Party
Oui, je sais, c'est pas très sympa, mais bon...

ven 18 mai ' 2007

Enfin Calif!!!

Notre nouveau président, Iznogoud, (euh pardon, Sarkozy...) a nommé son Premier Sinistre (oups, Ministre) qui vient lui-même de nommer son gouvernement. Bon, bien sûr, on ne croule pas sous les surprises...


Bon, on notera que certainsnt bien prestement retourné leur veste afin d'obtenir un portefeuille ministeriel. Un certain porteur de sac de riz par exemple...
En tous cas, je suis ecstatique en retrouvant ma grande copine Christine Boutin, la pasionaria anti-PaCS, montreuse de Missel en plein Assemblée Nationale (ben quoi, la laïcité, c'est bon pour les juifs et les musulmans, non? :tnrv: )en poste!!!


Yeah! Vivement le remaniement!!!

dim 06 mai ' 2007

Jour J et encore des coups bas!

Trouvé sur le site web de TETU

Guadeloupe: des affiches homophobes anti-Ségolène Royal




Une campagne d'affichage homophobe, dans les rues de Guadeloupe, retourne contre Ségolène Royal son projet d'ouvrir le mariage et l'adoption aux homosexuels. Ces affiches, marquées d'un «Attention danger –Ségolène Royal veut marier les makoumès les pédés– Nous disons non!», seraient signées de la fédération locale de l'UMP, dénoncent An Nou Allé! et le mouvement Tjenbé Rèd. En raison du décalage horaire, Têtu n'a pas encore pu vérifier cette information. D'autres affiches hostiles, elles, à Nicolas Sarkozy, auraient été collées au-dessus des premières afin de leur répondre: loin de défendre les homosexuels ou le projet de Ségolène Royal, elles citent une interview de Têtu où le candidat de l'UMP affirmait avoir également un projet pour les homos, celui de créer pour eux une union civile spécifique. À trois jours du second tour de l'élection présidentielle, elles apportent une nouvelle preuve de l'homophobie régnant sur le débat politique aux Antilles, des deux côtés de l'échiquier politique.

par Paul Parant

sam 28 avr ' 2007

Science-Fiction?

Description



Sinon, une autre vision de notre possible futur dans l'excellente BD-adaption ciné V pour Vendetta!!!


ven 27 avr ' 2007

A proximité de Sarkoland...

Encore de quoi se conforter dans un vote Ségo....



Pour info, Nicolas Sarkozy n'a toujours pas exclu le député homophobe >Christian Vanneste du parti dont il est encore le président...

Et histoire de rafraichir la mémoire à tout le monde Vanneste a déclaré:

« l’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité ( …) » ; « je n’ai pas dit que l’homosexualité était dangereuse. J’ai dit qu’elle était inférieure à l’hétérosexualité. Si on la poussait à l’universel. Ce serait dangereux pour l’humanité (…) » ; « Pour moi leur comportement est un comportement sectaire » ; « Je critique les comportements, je dis qu’ils sont inférieurs moralement (…) ».« l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité. »


mer 25 avr ' 2007

Le petit Nicolas...

Il est beaucoup moins sympathique que celui de Sempé.


Samamuse nous propose son affiche du second tour.



Sarkonnard

D'ailleurs le discours d'après second tour de Sarko sonne comme le discours de Berlusconi...


Charmin', aint it?


mar 24 avr ' 2007

Guess Who!!!

Derrière mon loup, je fais ce qui me plait, me plait,
Devinez devinez devinez qui je suis !!!!

La Compagnie Créole




Indice : personnalité politique française.

Je suis issu d'une famille hongroise qui a collaboré avec le régime nazi durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d'être jugée pour collaboration après la Libération.

Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes.

Contrairement à ce que j'essaye de faire croire je ne suis pas le candidat de la « rupture » ou de la nouveauté » en politique.

Je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j'ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général.

À l'époque de la catastrophe de Tchernobyl j'était délégué interministériel au nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France. J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'Intérieur.

Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin,j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques.

J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.

Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité alors que j'étais censé la faire diminuer.

Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants de ces banlieux.

J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au profit des capitalistes et j'ai mené la chasse à l'enfant en expulsant les enfants sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.

J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe d'extrême-droite terroriste et antisémite.

J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l'aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l'immigration ou l'insécurité. Je me vante d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National pour moi.

Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m'apprécient beaucoup.

Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main (photo qui rappelle la sinistre poignée de main entre Pétain et Hitler) et,pour paraître plus grand, j'ai fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).

Lors de l'affaire Clearstream j'était au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j'ai laissé faire dans le but d'apparaître comme une victime. J'ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir «pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui.

Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.

Dans une de mes visites électorale en Corse, aux frais du contribuable, j'ai utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île. Un enfant s'est le même jour gravement blessé en randonnée et il est mort car il n'a pas pu être emmené aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus d'hélicoptère disponible pour l'y emmener. Je suis, je suis...

Voilà un bon argumentaire à exposer à ceux qui sont sous le charme de Sarkozy, de sa politique ultra-sécuritaire, de son autoritarisme, totalitarisme, parce que ça les rassure !

Demontons l'image que Sarkozy se donne, c'est urgent car c'est un homme extrêmement dangereux, et je crois que nous ne sommes qu'au balbutiement des horreurs qu'il pourrait développer une fois au pouvoir.

Faites largement passer à vos amis, et particulièrement aux connaissances que vous savez ou pensez sarkozistes.

On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas.

"N'oubliez pas que c'est par les urnes qu'est arrivé Hitler".

sam 14 avr ' 2007

Long week end helvète (part 2)

La nuit a été atroce d'ailleurs sur le sofa de notre ami. Cet engin de torture est en effet muni d'une barre qui se trouve être astucieusement placé au niveau des épaules ce qui fait qu'elle fracasse allègrement la colonne vertebrale des dormeurs... Bon, comme avant de déménager nous avion nous ausi un engin de torture du même accabit, je ne peux même pas trop râler. Un prété pur un rendu... :tnrv:

Par contre au réveil, quelle joie. Rémy sait recevor. Il avait été faire des super courses et nous a prévu u n petit déj de choix. Des super yaourts à la crème, des viennoiseries à foison, du thé, du café, du jus de fruits bio... Le panard intégral!! Ah et bien sûr des chocolats! Ben oui :

Suisse + Paques = plein plein plein de choc' !


chocolat suisse et drapeau suisse

Ensuite, direction la montagne suisse pour visiter le château de Chillon, voir la fromagerie de démonstration de Chateau d'Oex, manger de la fondue et de la raclette, acheter du chocolat (oui oui, encore du choc!), visite de Gruyère, dégustation de crème double avant de rentrer tranquillement...


to be continued, maybe...

mar 10 avr ' 2007

Long week end hélvète

Ou les aventures de SLB et Gloubinours en Suisse.


Profitant du long week end pascal, nous sommes allez au pays de Rousseau et du chocolat au lait pour rendre visite à nos amis Rémy et Luc. Enfourchant notre fidèle destrier (grimpant dans la Smart, donc...) nous sommes partis après que Gloubi ne soit rentré du travail, direction Genève.
Bien sûr, il a fallu éviter l'autoroute suisse et commes les panneaux ne sont pas harmonisés au niveau Européen (j'en entends déjà me dire que la Suisse ne fait pas partie de l'Union Européenne... merci mais je sais!) ce sont les panneaux verts et non les bleus qu'il faut fuir, faute de quoi on se retrouve coincé sur l'autoroute suisse qui nécessite l'achat d'une vignette annuelle, un peu cher pour un voyage.

Mais bon, pas de réel problème...

Si ce n'est un connard en 4X4, qui a bien failli nous rouler dessus!!! Et Smart contre 4X4, on ne faisait pas le poids! Mais bon Les reflexes de Gloubinours nous ont sauvé!

Mais une fois arrivé devant chez Rémy, là, ça a été moins drôle, car il n'y a pas d'interphone, mais juste un code, suivi d'un autre code dont personne, pas même les occupants de l'immeuble ne disposent. Ils sont contraints d'ouvrir ave cleur clé. En soi, pourquoi pas, surtout que l'immeubl est dans le quartier le plus chaud de la ville et que la perspective de se retrouver nez-à-nez avec un(e) prostitué(e) en plein travail ou un junkie se faisant un fix dans l'exiguité d'une cage d'escaler n'est pas des plus allèchante.

Enfin, à l'ère du portable pas de problème, sauf que la Vièrge mobile n'est pas internationale... Mais comme je suis un garçon prévoyant, j'avais pris soin d'emporter le numéro de telephone de notre hôte.

Mais comme dirait cette grande philosophe du 21ème siècle, "Oups I did it again". J'avais omis de prendre l'indicatif local. Heureusement un autochtone, vendeur de rpesse de son état (et toi à fait comestible par ailleurs, comme quoi ça n'a rien à voir) a été en mesure de me renseigner... Ouf, on y arrive. Parce qu'entre le départ tardif - week end rouge oblige, les errances sur les routes de montagne, le slalom entre les vaches boeufs et les 4X4, et les périgrinations pour trouve run téléphone qui accepte les €, il était déjà près de minuit!



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Strange Little Boy
['streindj 'lIt.l boI]

Tchak tchak boum....

   Homo(sexuel) sapiens lyonnais en couple, enseignant et traducteur cherchant à comprendre le monde qui l'entoure. MilitantE névrosé, Tour à tour enragé et désabusé, il se réfugie soit chez les muses soit chez ses amiEs...

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Strange Little Girl par Tori Amos

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