Tom de Pékin et NéoBoris
Par slb, dim 10 dec 2006 à 21:47 :: Friends and Foes :: permalien #90
SI vous êtes sur Paris entre le 16 Décembre 2006 et le 3 Février 2007, allez voir TRIBAL ACT (161 rue Hamelot 75011 Paris) l'expo de Tom de Pékin.

Plus d'infos sur la bête:
L’histoire de Tom de Pekin commence fin 2000 avec la parution du livre Rêve au cul. Premier jeu de mot sur l’abréviation française de « révolution culturelle» et invention du logo Tom de Pekin : le visage radieux d’un joli martyr chinois la tête transpercée d’une oreille à l’autre par une énorme bite. Premier voyage de Tom, qui a inventé son nom en mixant son goût de la pornographie gay (Tom of Finland) et celui de l’imprimerie artisanale chinoise (souvenir de travaux passés en République Populaire). Première apparition d’un travail qu’on a immédiatement cru connaître depuis des lustres, tant il s’élève sur le fond ready-made des images de la culture de masse. Le mixage est joyeux, généreux et méthodique : la propagande maoïste, le folklore savoyard, les godes realistic, des drapeaux et fanions du monde entier, puis les catcheurs mexicains, les sumos, Jean Genet et Elvis Presley, entre autres, passeront les épreuves de ses traductions icôno-queer. Tom de Pekin nous est tout de suite apparu comme familier car son travail est non seulement une critique de l’iconographie de masse, autrement dit de la pop culture, mais aussi l’invention d’une nouvelle iconographie de masse, celle d’une masse minoritaire. Tom crée des icônes pour les trans-pédé-gouines. Ainsi une martyre chinoise montée sur gode devient « Gode save the gouine » et un poing levé sur fond de mappemonde « The fist power » soit la nouvelle internationale des trous du cul !
La pornographisation de l’image chez Tom de Pekin relève du jeu enfantin qui consiste à griffonner moustaches et bites sur les pages des magazines. A l’instar de Duchamp qui dessina des moustaches et un bouc à la Joconde, la désignant au passage omme un possible travesti voire un autoportrait travesti de Leonard, et la titra L.H.O.O.Q, faisant preuve d’un goût du calembour foncièrement graveleux, Tom de Pekin dessine des bites aux soldats chinois, et poursuit son entreprise de pornographisation dans l’iconographie d’autres sociétés monogenrées, tels les clubs de sport, révélant ou fantasmant un possible envers du décor. Dans un cas comme dans l’autre, l’altération de l’image vaut pour une libération. Tom de Pekin retrouve la cour de récréation dada, dans son goût de l’image populaire et de la farce joyeuse. Il s’inscrit dans la lignée de dada, des collages surréalistes, des situationnistes ou encore de Bazooka.
L’exposition TOM DE PEKIN TATTOO présentée chez Tribal Act rassemble 10 dessins originaux (65 X 50 cm) et une sérigraphie (56 X 76 cm) en guise de rétrospective. Tom de Pekin y joue le jeu de la boutique de tattoo old school et propose de parcourir les différentes étapes de son œuvre graphique au travers de planches de modèles de tatouages. Dessins, images imprimées, livres, vidéos, Tom de Pekin est toujours passé d’un support à un autre, déclinant ses dessins joyeux à l’envie. Cette exposition est une invitation à passer à l’ultime support, la peau… pour qui désire cette aventure…
par Vincent Simon
Non seulement il est bourré de talent, drôle et sexy (si, si!) mais en plus c'est une créme!
Alors le vernissage c'est le Samedi 16 Décembre à partir de 20h 30 et en cadeau bonux il y aura un showcase de NEOBORIS


Commentaires
1. Le lun 11 dec 2006 à 08:28, par Killer Queen
2. Le dim 21 dec 2008 à 14:09, par Marie
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