Le Strange Little Blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mer 13 mai ' 2009

Tori Rocks!

Bon, en plus d'être Dieu, Tori Amos est aussi super gay-friendly (en mêmet emps ses concerts c'est comme la gay pride mais en assis et avec de la bonne musique...)

La preuve?

Tori Amos On Gay Marriage

International News, By Christian Taylor, 11th May, 2009

In a recent interview with Attitude magazine, Tori Amos has criticised gay marriage opponents in the US, calling their behaviour un-Christian and a breach of civil rights.

The singer described the passage of the Proposition 8, the gay marriage ban in California, as extremely disappointing.

“We go back to this concept of emancipation. The idea of ‘we will overcome’ from the great Dr. Martin Luther King, was made in flesh as Obama was put into the office and yet at the same time another group of people were subjugated by some of those voters,” said Amos.

“A lot of people were saying, ‘Well you have to understand that a lot of the voters are Democratic voters and Christians who are the ones that had an issue with rights for the gay community’. And I would say, how, in any way, is that the Christian path? And so that was my problem. That the gay community was treated no different than the black community was treated thirty, forty years before.”

Amos went on to talk about her eight year old daughter Tash, who sounds like she’s shaping up to be a chip off the old block.

“We were at this shoe store just last week. And Tash comes in wearing these Michael Kors five-inch platforms. Michael Kors at eight! So yes, I have my work cut out for me. She says to me ‘you realise mommy if I was a boy, I’d be gay’, and she says ‘how many straight guys like to shop like this?’”

mer 13 mai ' 2009

La boulette!!!

Après des mois et de smois d'absences, alors que je suis un vrai petit zombie tellement je suis fatigué, voici enfin l'explication de ma boulette au taf. En fait, c'est tout con, mais j'ai un étudiant qui s'est retrouvé avec un 4/20 au lieun d'un 14/20 pour une bête histoire de saisie informatique. Le vrai problème c'est qu'il a pris ça pour de la discrimination.

En fait c'est juste que le chiffre des dizaine n'est pas passé. J'ai heureusement pu corriger ça! Et totu est bien qui fini bien mais quand même, ça fout les boules de se faire accuser comme ça. Il aurait pu me contacter directement pour me demander comment ça se faisait, mais il m'a court-circuité et au lieu de corriger la bourde tout de suite j'ai du faire ça lors des jurys de 1er semestre. Résultats, je suis passé pour une buse (même si tout le monde m'a assuré que ça arrivait régulièrement et que c'était cool de le notifier pour qu'on le corrige nous-même et qu'on évite les recours...) et on a tous perdu du temps.

Pour sa parano, je pense que c'est grandement lié au fait que j'ai refuser sa demande d'ami sur facebook... En même temps on est pas mai, c'est un étudiant et moi son prof, ne mélangeons pas tout!

Allez, je reviens?

ven 23 jan ' 2009

OUPS!!!!

J'ai fait une grosse connerie au boulot, j'espère vraiment pouvoir réparer...

La suite, très vite!

jeu 22 jan ' 2009

Yagg

L'actu LGBT en français sur le net c'était surtout TETU...

Bon, Ok, ils avaient le mérite d'être précurseur, mais là, je crois que j'ai trouvé bien mieux (enfin à mes yeux!!!) sur la toile, avec Yagg.

C'est grâce à Coco que j'ai découvert ce site et j'en suis très content!

Y'a de l'actu, des billets d'humeur, des vidéos, des idées de soirées TV... Bref, c'est vraiment bien (malgré un look un peu sobre à mon goût!) :ange:

mer 21 jan ' 2009

RE-VO-LU-TION!!!

Après de longs mois d'absence, je reviens.

J'ai donc bien intégrer mon poste et j'ai la chance d'y faire un travail que j'adore avec des étudiants plutôt chouette dans l'ensemble, malgré quelques zozos!) et des collègues assez géniaux pour la plupart (voir parenthèse précédente).

Cependant, là plane sur nous un vautour du nom de LRU et Autonomie des universités.

Ce truc n'est ni plus ni moins qu'un démantèlement du service publique d'enseignement supérieur et de la recherche.

Alors bien sûr, je (avec quelques collègues!) lutte...

D'où mon absence! (ça et puis un semestre trèèèèèèèèèèèès chargé et 3 bonnes semaines de maladies pour finir!)

Promis, j'essaye de revenir!

Après le 17 janvier dans la rue avec mes ex-collègues de lycée, le 20 avec ceux de la fac, je vous attends touTEs le 29 pour une grande manif interprofessionnelle et intersyndicale contre ce gouvernement de *biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip* qui casse les services publics ouverts à tous, nous monte les unEs contre les autres, ne cesse de brandir des épouvantials pour nous faire peur et ainsi nous fair accepter l'INACCEPTABLE!!!

lun 01 sep ' 2008

Enfin!!!!

Ca y est, je suis enfin titulaire de mon poste! Ouf, il était temps (petit navire).

Bon, bien sûr, pour l'instant je n'ai pas encore vu l'ombre d'un étudiant. J'enchaîne réunions, visites et autres palabres...

L'esprit d'entreprise est bel et bien là! Si je n'ai pas encore compris que j'ai intégré la

3ème Université de France
...


Il faut vraiment que j'aille faire un tour chez l'ORL, on nous l'a seriné un bon milliard de fois.

Et cette fac semble avoir des sous : A l'arrivée, petit déjeuner, distribution d'un sac à dos avec un agenda, des stylos, des tas de documents, visites d'une partie du campus, de son théâtres (assez chouette d'ailleurs, j'espère que la programmation est à l'avenant!), déjeuner dans la salle de prestige du restaurant des personnels avec nappes et serviettes en tissu, service à table, eau minérale pétillante et vin, encore des visites, dont celle d'un superbe herbier avec une gigantesque collection (plus de 4 millions de spécimens!) et enfin pot de départ avec mignardises...


Et demain, visite de l'observatoire astronomique. On sera acheminé dans 2 cars...

Et ben y'en a du blé!! Tant mieux!!!

mar 19 aoû ' 2008

Retour du Roi!

Tel Ulysse, Gloubinours est enfin revenu à Ithaque (euh non,) Lyon.

Bien sûr, c'est chouette qu'il ai passé de bonnes vacances en Normandie (brrrrrrrrrrrrrrr - froid) avec des copains (qui sont des gens géniaux en plus), mais bon il me manquait à moi mon Gloubinours!

Donc c'est cool de le retrouver (même si l'appart' a déjà bien changé de tronche... A sa décharge, je suis beaucoup plus ordonné quand je suis seul. A deux, on se laisse trèèèèèèèèèèèèèèèèès vite aller à laisser trainer une tasse, une paire de chaussette -ben ouais on reste des mecs, élevés en mecs! - et ça s'accumule à une vitesse folle!)


Mais quoi qu'il en soit, la résolution de cette rentrée c'est de maintenir un semblant d'ordre et d'organisation à la maison...

(je sais, les résolution sont faites pour ne pas être tenues!)

sam 16 aoû ' 2008

PUB, entre sexisme et colonialisme...

La meute publie ceci, je relaie...


Le Prix Nobel est-il un concours de beauté ?
sexisme et racisme à l’affiche

Une affiche des éditions 10/18 est diffusée dans des librairies françaises.
En haut, une photo en noir et blanc d’un buste de femme d’une soixantaine d’années, aux cheveux gris crépus. Elle porte un vêtement noir orné d’une broche. Elle a le regard vif, et elle sourit.
Au milieu, son nom : Toni Morrison, et un slogan (cité plus loin).
En bas, la couverture de six livres, Beloved, Le Chant de Salomon, Jazz, Paradis, Tar Baby, et Sula. Au milieu, à gauche, quatre fois plus grande que les autres couvertures, celle de Love, avec la mention « Nouveauté ».
Love étant sorti chez cet éditeur en mai 2008, il s’agit d’une affiche présentant l’ensemble des romans de Toni Morrison publiés par les éditions 10/18.

Toni Morrison, née en 1931, a reçu le prix Nobel de littérature en 1993. Elle fut la huitième femme lauréate ; c’est la seule écrivaine noire des États-Unis et la seule noire à avoir reçu ce prix. Son œuvre a pour thème principal les séquelles de l’esclavage des noirs aux États-Unis, ses horreurs, ses violences, y compris sexuelles.
On peut douter que les responsables de cette affiche aient jamais lu aucun de ses livres, puisque le slogan retenu est :

La Vénus noire
de la littérature américaine.


Certes, les couvertures les plus visibles sur l’affiche sont celles de Love et Beloved. « Amour », « Aimée » : ces mots suffisent-ils à justifier le lien avec Vénus, déesse de l’amour ? Faut-il voir une allusion à la « Vénus hottentote », exhibée en 1815 comme une bête curieuse pour ses fesses énormes ? Veut-on nous faire croire que Toni Morrison est une « bête de sexe », dont la gaudriole est le fonds de commerce ?

« La Vénus noire » : la presse française des années vingt et trente abusait de ce sobriquet à propos de la danseuse Josephine Baker ; des journalistes l’ont aussi employé pour la cantatrice Grace Bumbry.
Imaginez-vous une affiche vantant l’œuvre du Nigérian Wole Soyinka, seul noir africain lauréat du prix Nobel, avec ce slogan « L’Apollon noir de la littérature africaine » ?

Associer les mots « Vénus » et « noire », c’est renvoyer à des désirs et des fantasmes d’homme blanc. Les accoler à une femme réelle, Toni Morrison, c’est faire de cette écrivaine lÕincarnation de la femme exotique et sensuelle, en un cliché répandu au temps des colonies, mais dont le contenu raciste et sexiste est inadmissible.


La Meute contre la publicité sexiste demande aux éditions 10/18 de cesser d’utiliser ce slogan sexiste et raciste.



Je vous invite à vous inspirer de ce texte (ou à en reprendre des passages), et à écrire, vous aussi, une lettre, moyen plus efficace que le courriel, à Jean-Claude Dubost, président-directeur général de UGE (12 avenue d’Italie, 75013 Paris France)

Sachez que les réactions négatives d’acheteurs potentiels sont toujours prises au sérieux par les responsables d’une entreprise ! Peu de gens, même indignés sur le moment, sont assez motivés pour aller jusqu’à écrire : les spécialistes de communication considèrent donc qu'un seul message de consommateur/trice en colère correspond à mille personnes furieuses mais n'ayant pas écrit.

C’est dire quel poids aura votre lettre !

ven 15 aoû ' 2008

UEEH 2008... un autre point de vue!

Voici un texte écrit par unE copinE UEEHiene...

Son point de vue (qui n'est donc pas le mien...) est ici bien expliqué et si on n'est pas d'accord, on a au moins de ma matière pour réfléchir...

Mon très cher Bart, je t'embrasse!



Les universités d’été euroméditerranéennes des homosexualités (UEEH) : du rêve merveilleux au réveil brutal…

Voici un témoignage, donc une interprétation de la réalité en fonction de ma sensibilité propre et de ma capacité à mémoriser : ce récit ne prétend donc pas être la vérité absolue. Merci à zelink pour cet espace discussion !
Si je devais résumer les UEEH, voci ce que je dirais.

Commençons par le plus important, le meilleur, les calins…

UEEH câlines
Aux UEEH, le « calinodrome » peut aider à faire des câlins. Là, les participant-e-s peuvent donner ou recevoir un massage ou tout autre câlin non sexuel (chacun-e pouvant faire du sexe dans d’autres contextes, notamment son espace privé (chambre), s’il ou elle le souhaite).
C’est donc un lieu agréablement alternatif à certains lieux de rencontre gay notamment (où l’acte sexuel prime) ainsi qu’à un quotidien où il peut être difficile de toucher nos corps les un-e-s les autres, en dehors d’une relation conjugale ou thérapeutique.

UEEH magnifiques
Les UEEH se déroulent dans un site arboré, principalement piétonnier, près d’une superbe calanque.

UEEH santé
Des ateliers d’activités physiques ou sportives sont proposés.
La fourniture de préservatifs, gel, et autres dispositifs de prévention, est largement assurée.
La multitude d’expériences à vivre fait oublier l’ordinateur, la TV et tous ces appareils chronophages et qui usent les yeux. En revanche les soirées ne sont pas complètement alternatives relativement à l’alcool : l’alcool autorisé par la licence 2 (donc pas d’alcools purs) est présent, en moyenne, bien autant que dans n’importe quel bar.
Les boissons sans alcool étaient bio et deux à trois fois moins chères que le vin ou la bière, un vrai délice, une heureuse initiative à mon goût !

UEEH transformistes
Que vous veniez avec vos vêtements, ou que vous les empruntiez à la « fringotèque », vous pourrez changer d’apparence au cours d’une soirée si vous le souhaitez. Trans, hommes poilus à robe, femmes changées en homme, que ce soit par fantaisie, revendication politique sur le genre, ou tout simplement pour changer, c’est possible, et dans toutes les nuances du masculin et du féminin (vous pouvez aussi être un homme habillé virilement ou une femme fémininement) : personne n’est là pour juger personne, c’est appréciable et contribue à une bonne ambiance lors des soirées festives.

UEEH entre information et bourrage de crâne
Je n’ai assisté qu’à un seul atelier… il est représentatif d’une partie de la mentalité dominante en place. Il s’intitulait « société pro-viol, notion de consentement ».
J’aurais pu apprécier une confrontation d’idées, s’il y avait réellement une écoute, un dialogue possible, mais nous étions un peu moins de personnes modérées à nous exprimer que de personnes radicales et il semblait sans effet de rappeler quelques notions de bon sens…
J’ai appris des choses (par exemple qu’une des chansons les plus dédicacées sur une radio grand public est une incitation implicite au viol, puisqu’elle narre l’amour fou (voire physique) d’un homme pour une femme, qu’elle le veuille ou non…). J’ai remarqué certaines idées plus paradoxales : « si une victime se sent violée, il ne faut pas écouter celui qu’elle désigne agresseur, il faut le condamner immédiatement. (…) Le viol ne se réduit pas à une pénétration, même toucher les cheveux peut être un viol si ce n’est pas consenti… ». Ces idées auraient pu être d’intéressants supports de débats, mais le ton était à l’affirmation, à imposer des concepts, à ne surtout rien remettre en question.
(Est-ce que je risque la peine de mort si je frole par mégarde les cheveux d’une fille radicale aux UEEH ?) L’idée dominante de l’atelier semblait revancharde : comme si embrocher le premier homme qu’une femme désignerait comme violeur serait nécessairement justice, comme si ça allait venger toutes les femmes victimes n’ayant pas eu gain de cause jusqu’à ce jour.
Des participant-e-s étaient à la fois contre la société et sa soi-disant justice, et à la fois pour une très forte répression (du moment qu’il cessait de protéger les hommes violeurs). Je comprend que l’on veuille changer notre société, mais cela ne devrait pas empêcher de se remettre en question soi-même (à bon entendeur…)
A côté de cela, il y a des ateliers informant de la situation des personnes LGBT dans différents pays du monde, des documentaires historiques projetés, et une foule d’informations proposées. Même si j’estime que la qualité de contenu des ateliers est en déclin par rapport à il y a 6, 7 et 8 ans auparavant, il demeure des ateliers passionnants, source de réflexion et/ou de savoirs.

UEEH sexistes
Il n’est pas de bon ton d’être anti sexiste (c'est-à-dire de refuser le sexisme, dans un sens ou dans l’autre). Les filles, qui soutiennent les garçons qui ont été agressés par des femmes, sont parfois nommées traitresses ; les hommes qui ne s’affichant pas féministes radicaux sont facilement considérés comme des agresseurs potentiels.
Il est de bon ton d’être féministe radical. En quoi cela consiste-t-il ?
Plutôt qu’un discours, quelques anecdotes : si des femmes bousculent des gens, sont provocatrices ou irrespectueuses, (ce qui s’est déjà produit, notamment déjà bien avant 2008, et le plus souvent à des heures où l’alcool a déjà commencé à couler) c’est considéré comme totalement acceptable par les féministes sous prétexte qu’au quotidien, dans la société civile, les femmes sont opprimées (considération sociologique sur laquelle tout le monde est d’accord). Donc aux UEEH les femmes auraient le droit de tout bousculer et les garçons auraient le devoir de ne pas s’en plaindre. Charmant…
C’est d’autant plus stupide que la majorité des garçons venant aux UEEH sont sensibilisés au problème du sexisme et ouvert d’esprit pour accepter de réfléchir plus loin encore. C’est mon cas. En revanche, se sentir agressé n’aide en rien. Ça renforce des positionnements de repli. Les UEEH ne m’ont pas rendu sexiste, car aussi bien aux UEEH que de retour parmi mes ami-e-s, j’ai pu vérifier qu’il existe bien des filles et garçons qui ne passent pas leur temps à méditer comment attaquer « l’autre camp ». Merci les antisexistes !

UEEH davantage violentes moralement que physiquement
« L’événement » 2008 (2 jours avant la fin, dans la nuit, l’alcool n’ayant rien arrangé) : des filles et des garçons se bousculent (dont : tentative d’immobilisation d’une fille par un garçon par le bras, perçu comme une tentative d’étranglement par la fille qui mord pour se dégager. Insultes dans les deux sens. Dispute autour de la sonorisation, par désaccord sur l’ordre de passage des « dj ». Impossible de savoir la vérité : les récits des deux parties sont contradictoires et ne permettent pas de savoir qui a été physiquement violent en premier. Les deux parties se sont senties agressées.
Au matin, les filles demandent l’exclusion des garçons, refusent toute médiation, et déclarent qu’elles partiront si les garçons impliqués ne sont pas exclus immédiatement. (NDLR. Refuser toute médiation, c’est présiément refuser un outil de règlement pacifique d’un conflit).
Après une longue réunion le lendemain après-midi (au réveil, donc), le CA (légalement autorisé à statuer) soumet à l’AG quotidienne de 17h la problématique. Pendant deux heures c’est donc une distribution de la parole à tou-te-s (tour de parole très rigoureusement organisé et minuté). Des participant-e-s, vont défiler pour dire, en substance : ( résumé des 2 principales positions et d’une troisième minoritaire)
1. qu’il faudrait que les garçons comprennent ce que leur acte a d’insupportable et décident eux-mêmes de s’en aller, parce que sinon ce sont les filles qui vont partir d’elles-mêmes, et politiquement, les UEEH doivent rester féministes et ne peuvent tolérer le départ des filles agressées.
2. Que l’exclusion est le dernier recours à envisager, qu’elle est impossible ici en l’absence d’un récit chronologique qui ferait consensus, qu’il faut instaurer un dialogue non violent (voire éducatif), et résoudre plus généralement le problème des violences aux UEEH et celui du sexisme.
3. Si quelqu’un doit être exclu, que ce soient les deux garçons ET les deux filles concerné-e-s par les actes physiquement violents.
A la fin, les organisateur-trice-s ont conclu qu’il n’y avait pas de consensus, donc pas de décision prise en AG. Ceci étant dit, la pression et les accusations proférées contre les garçons a été telle, durant deux heures, que ces derniers ont quitté l’AG, écœurés (puis on a quitté les UEEH le lendemain). (Quand aux deux filles, elles n’étaient pas venues, elles avaient confié leur témoignage par écrit à des copines. (Témoignage comportant au moins une forte imprécision avérée : il rapportait un fait datant de 2 jours auparavant comme s’il s’était produit ce soir là)).

(Pour anecdote, mon intervention, autant que je m’en souvienne, compte tenu de la charge émotionnelle d’intervenir au micro dans un tel contexte, a consisté en :
_signifier le côté humainement irrespectueux de l’instrumentalisation de ces deux garçons pour une cause politique,
_ que certain-e-s membres du conseil d’administration semblent détester le mot capitalisation, au point de ne rien faire pour « capitaliser » les astuces issues des années précédentes. Donc, sous prétexte d’auto-gestion, beaucoup de temps est gaspillé au redémarrage ; ainsi que la fausse soi-disant démocratie autogestionnaire proposée par le CA : par conséquent ma mise en grève de toutes les tâches restant à faire. (Constat que l’AG n’a pas vraiment le pouvoir, juste une illusion d’autogestion lorsqu’elle abonde dans le sens que prévoyaient les « grandes gueules »).
_mon refus que quiquonque soit exclu (ce qui serait un échec collectif),
_la possibilité d’inventer d’autres solutions que de soit exclure les garçons soit considérer qu’on exclut les filles de fait (ne pas céder au chantage).
Bien qu’absent au moment des faits, bien que n’approuvant pas les violences commises par les un-e-s et les autres, bien que neutre vis-à-vis des garçons impliqués (on s’était juste croisés dans les couloirs), je suis parti aussi pour marquer mon désaccord. Je suis parti peiné et dégouté de la manière avec laquelle l’AG a réussi à obtenir une exclusion de fait, par harcèlement verbal, sans même procéder à un vote (lequel aurait au moins eu le mérite d’obliger chacun-e à assumer une position et de cesser l’hypocrisie de « je ne vous exclue pas, je souhaite que vous partiez de vous-même »). Je suis également parti de devant le constat de notre impuissance, nous qui avons fait ce que nous avons pu pour intercéder en faveur de ne pas procéder à des exclusions. (Je ne peux donc pas relater les deux derniers jours de l’édition 2008 des UEEH auxquels je n’ai pas assisté, mais il m’a été rapporté que celles que je surnomme « les intégristes » se sont publiquement félicitées de cette victoire politique mais que en revanche, d’autres filles se sont exprimées pour dire qu’elles n’avaient pas pu s’exprimer la veille (notamment pour dire que l’exclusion n’était pas nécessairement leur désir), parce que les féministes radicaux-radicales leur mettaient une telle pression qu’il leur était difficile d’émettre une opinion contradictoire).
Je n’ai pas assisté à la lecture de la lettre qui a valu que le CA se prononce non seulement en faveur de l’exclusion des présumés agresseurs mais aussi des personnes en accord avec l’intervention, donc je ne me prononcerai pas sur le fond. En revanche, si le CA excluait toutes les personnes ayant des propos sexistes, il devrait commencer par exclure une bonne partie de lui-même.
Pour répondre partiellement à une question précedemment posée : je fais partie d’une quinzaine de personnes que je connais qui sommes partis avant la date prévue, écoeuré-e-s par l’attitude de l’AG et du CA.

UEEH bénévoles
Pour que les UEEH ne soient pas un centre hôtelier consumériste pour les un-e-s et une corvée pour les autres, chaque participant-e est invité-e à s’inscrire aux tâches collectives ; je considère que ce principe est excellent. Cela a plutôt bien fonctionné, il reste quelques améliorations pratiques à apporter. En revanche il faut être patient, car tout semble à réinventer chaque année.
A chaque étage de la résidence universitaire: une cuisine. Celle-ci permet soit de manger dans son coin, soit de collectiviser : partage des tâches entre courses, préparation nettoyage… une magnifique expérience de partage, d’apprentissage à s’adapter aux modes de vie des autres, une convivialité fantastique, un mode idéal pour rencontrer des personnes sympathiques et différentes les unes des autres… Cerise sur le gâteau : Facilité d’accès à l’achat groupé de produits bio. Ainsi qu’un bar qui a proposé des jus de fruits bio délicieux à chaque soirée.
Toutefois les organisations étaient très différentes d’un étage à l’autre, et après avoir « crevé de faim » dans une cuisine ou on cuisinait pour le nombre d’inscrit, mais le double s’en rajoutait au dernier moment, j’en ai trouvé une davantage rationnelle à mon goût. Conclusion : il y a moyen de trouver son bonheur alimentaire aux UEEH !

UEEH mi fermées, mi ouvertes
Ouvert : toute personne se déclarant désargentée a pu bénéficier d’un tarif sympathique (plancher : 20 € les 12 jours, logé (et nourri à peu de frais à condition de trouver une équipe de cuisine solidaire qui demande une participation libre aux frais de courses)). (Pour comparaison : un peu moins de 200 € le logement et l’inscription, en tarif standard, hors nourriture (6 € par jour en moyenne en cuisine solidaire), davantage de 200 € encore si la personne désire faire un don pour équilibrer le budget global).
Chaque année un colloque, entrée libre (donc ouvert sur la ville de Marseille), a lieu. (Je ne puis le raconter faute d’y avoir assisté). Ensuite a eu lieu une manifestation revendicative, en ville.
Mais l’Inscription étant annuelle : pas de formule à la journée, cela a freiné certaines personnes (des habitant-e-s de Marseille, par exemple, qui devaient payer 40€, en tarif normal, pour assister à un seul atelier). Cela obéit à une logique qui se justifie : les UEEH sont sur une semaine, il n’y a pas d’intérêt à laisser venir quelqu’un-e juste deux heures : ça ne lui permet pas de s’immerger, de participer pleinement, ça n’a pas trop de sens (et ça a même l’avantage d’éviter que certain-e-s s’inscrivent juste pour participer aux soirées musicales (une discothèque où le bar serait bon marché) sans s’inscrire dans le projet global. Pas de panneau d’accueil pendant plusieurs jours : qui arrivait là par oui dire ou par hasard, repartait bredouille s’il ou elle n’avait pas la chance d’arriver au moment ou qulequ’un-e qui passait par là pour le ou la renseigner.

Comment en est-on arrivé là?
En 2002/2003 (j’ai un doute sur l’année), les précédents organisateurs des UEEH se sont retirés au profit d’une organisation davantage collective. La culture politique requise pour participer activement aux UEEH est devenue de plus en plus exigeante. Les effectifs ont fondu pour passer de 600 participant-e-s à 300 en 2008. Une hypothèse est que les participant-e-s ayant un positionnement politique radical résistent peut-être mieux à cette nouvelle donne : d’où une réduction d’effectif a été conjointe à une concentration de personnes positionnées radicalement en politique.

Conclusion : quel avenir pour les UEEH ?
- des UEEH avec toujours davantage de personnes politiquement extrêmes au mètre carré.
- Que quelques personnes parmi les radicales, donc parmi celles ayant une aura sur les autres, se rendent compte que leur repli communautaire ne leur apporte pas la diversité souhaitée, ou songent à être moins agressif-ve-s, et finissent par faire évoluer la mentalité des autres, de sorte que sans renverser quiconque, sans violence, la diversité revienne peu à peu, que l’on retrouve une ambiance davantage sereine.
- d’autres hypothèses, probablement encore…

J'ai mélangé récit et opinion, car c'est humain : on réagit à ce que l'on ressent.
Je n'espère ni louanges ni blâme, et reste ouvert à l'idée que certain-e-s auront vécu les événements de façon similaire et d'autres ne se retrouveront pas du tout dans mon récit...
Que vous soyez en accord ou en réaction, je vous souhaite à tou-te-s une excellente fin d'été, et une année épanouie, en attendant de nous retrouver pour construire ensemble des UEEH où il fasse bon vivre sans léser quiconque.

jeu 14 aoû ' 2008

De retour parmi les vivants...

Après des UEEH mouvementées, il m'a fallu tout ce temps pour reprendre pieds.

Je vais donc écrire des billets post-datés pour vous narrer avec tous les détails qui me reviennent en mémoire ces 15 jours marseillais.

Quoi qu'il en soit, même si le bilan est extrêmement mitigé (c'est un peu le problème avec les douches écossaises...), ces UEEH et cette année de travail au sein du conseil d'administration m'auront permis de découvrir et redécouvrir des personnalités hors du commun, des genTEs exceptionnelLEs avec, en vrac:

  • Nico (désolé du traquenard dans lequel je t'ai fourré)
  • Thomas (espèce de maso, alors que tu as fait des 3 ans de mandat, tu re-signes!!! Jeune inconscient!)
  • Cécile (trop discrète mais adorable)
  • Rosa (haaaaaaaaaa un franc-parler comme il en faudrait plus)
  • Sandra (merci pour ce beau colloque!)
  • Monsieur Katia (heureusement qu'on s'est soutenu!!!)



lun 21 juil ' 2008

L'envol, et les premiers accrocs...

UEEH 2008, épisode 6

Lire la suite

dim 20 juil ' 2008

Jour J

UEEH 2008, épisode 5

Lire la suite

sam 19 juil ' 2008

Préparatifs

UEEH 2008, épisode 4

Lire la suite

ven 18 juil ' 2008

"3ème étage: pédé féministes, activistes de tout poil et quelques gouines..."

UEEH 2008, épisode 3

Lire la suite

mer 16 juil ' 2008

Premier jour d'inscription

UEEH 2008, épisode 2...

Lire la suite

Who I am...


Strange Little Boy
['streindj 'lIt.l boI]

Tchak tchak boum....

   Homo(sexuel) sapiens lyonnais en couple, enseignant et traducteur cherchant à comprendre le monde qui l'entoure. MilitantE névrosé, Tour à tour enragé et désabusé, il se réfugie soit chez les muses soit chez ses amiEs...

portrait


Strange Little Girl par Tori Amos

Contact

Logo SpamPoison